1 Jean Doresse, La Vie quotidienne des Ethiopiens
chrétiens, Paris, Hachette, p. 305-6.
2 Les études du ministère de la
réforme agraire, faites par sondages à l'intérieur
de diverses provinces, sont très insuffisantes. T. G. Verhelst,
dans un artlcle.à paraitre, Réflexions en marge
de projets de réforme agraire en Éthiopie, a
rassemblé quelques-uns des éléments pertinents
de la question.
3 Peut-être faut-il signaler l'existence, au moins sur le papier, d'un de libération nationale de l'Éthiopie » qui se veut révolutionnaire et socialiste. Ses textes, traduits en français, ont paru dans un petlt bulletln bruxellois, Fronts africains. Ce mouvement aurait été créé en août 1971 pour prendre la suite d'un de llbération de la Somalie occidentale occupée ». Pour le moment, aucune activité tanglble ne peut lui être attribuée.
Il n'en est pas molns vrai que l'idée du recours à la lutte armée n'est plus tout à fait étrangère à certains militants éthiopiens. Certains suggèrent de s'allier au Front de libération de l'Érythrée, plus expérimenté en la matière. Le chef d'un commando de militants érythréens qui, ayant tenté de détourner un avion à la fin de l'année dernière, ont été abattus par les forces de sécurité, était un militant connu du mouvement étudiant d'Addis-Abeba, Wallelign Makonnen. Il avalt été précédemment condamné à cinq ans de prison pour activités hostiles à l'État. Les autorités ont tenté de cacher son identité. Son initiative a surpris ses anciens camarades, mais elle a aussi donné à refléchir. Autant les conditions naturelles sont propices à la guerre de guerilla,.autant on constate qu'il n'existe pas d'organisation, même sous forme embryonnaire, qui pourrait actuellement tenter de la lancer.