
III - L'utilisation
politique du mythe
Ce livre est l'histoire d'une hérésie.
Celle qui consiste, par une lecture littérale et
sélective d'une parole révélée, à
faire de la religion l'instrument d'une politique en la
sacralisant.
C'est une maladie mortelle de cette fin de siècle que j'ai
définie déjà dans
"Intégrismes".
Je l'ai combattue chez les musulmans dans "L'Islamisme, une
maladie de l'Islam" au risque de déplaire à
ceux qui n'aimaient pas que je le dise..
Je l'ai combattue chez les chrétiens dans "Vers une guerre
de religion", au risque de déplaire à ceux qui
n'aimaient pas que je dise : << Le Christ de Paul
n'est pas Jésus. >>
Je la combats aujourd'hui chez les Juifs dans "Les mythes
fondateurs de la politique israélienne", au risque de
m'attirer les foudres des israélo-sionistes qui
déjà n'aimaient pas que le Rabbin Hirsh leur
rappelle : <<Le sionisme veut définir le peuple
juif comme une entité nationale... C'est une
hérésie. >>
Source : "Washington Post" du 3 octobre 1978.
Qu'est-ce que le sionisme, qui est dénoncé dans
mon livre (et non pas la foi juive) ?
Il s'est souvent défini lui-même :
1deg. C'est une doctrine politique.
<< Depuis 1896, sionisme se rapporte au mouvement
politique fondé par Théodore
Herzl. >>
Source : Encyclopaedia of zionism and Israël. "Herzl
Press" New-York 1971, volume II, p. 1262.
2deg. C'est une doctrine nationaliste qui n'est pas
née du judaïsme mais du nationalisme européen du
XIXe siècle. Le fondateur du sionisme politique, Herzl,
ne se réclamait pas de la religion : << Je
n'obéis pas à une impulsion
religieuse. >>
Source : Th. Herzl : "Diaries" (Mémoires).
Ed. Victor Gollancz. 1958.
<< Je suis un agnostique >> (p.
54)
Ce qui l'intéresse, n'est pas particulièrement la
"terre sainte": il accepte aussi bien, pour ses objectifs
nationalistes, l'Ouganda ou la Tripolitaine, Chypre ou l'Argentine,
le Mozambique ou le Congo.
Source : Herzl. Diaries. (passim)
Mais devant l'opposition de ses amis de foi juive, il prend
conscience de l'importance de la "puissante légende"
("mighty legend" (9 juin 1895), comme il dit (Diaries I, p.56) qui
<< constitue un cri de ralliement d'une
irrésistible puissance. >>
Source : Herzl. "L'État juif", p. 45.
C'est un slogan mobilisateur que ce politique éminemment
réaliste ne saurait ignorer. Aussi proclame-t-il, transposant
la "puissante légende" du "retour" en
réalité historique : << La Palestine
est notre inoubliable patrie historique... ce nom seul serait un cri
de ralliement puissant pour notre peuple. >>
Source : Herzl. "L'État juif", p. 209.
<< La question juive n'est pour moi ni une question
sociale, ni une question religieuse..., c'est une question
nationale. >>
3deg. C'est une doctrine coloniale. Là encore le
lucide Théodore Herzl ne cache pas ses objectifs : comme
première étape, réaliser une "Compagnie à
charte", sous protection de l'Angleterre ou de toute autre puissance,
en attendant d'en faire l'"État juif".
C'est pourquoi il s'adresse à celui qui s'est
révélé le maître de ce genre
d'opération : le trafiquant colonial Cecil Rhodes, qui,
de sa Compagnie à charte, sut faire une Afrique du Sud, l'une
de ses composantes s'appelant de son nom : la
Rhodésie.
Théodore Herzl lui écrit, le 11 janvier 1902 :
<< Je vous en prie, envoyez-moi un texte disant que
vous avez examiné mon programme et que vous l'approuvez. Vous
vous demanderez pourquoi je m'adresse à vous, Monsieur Rhodes.
C'est parce que mon programme est un programme
colonial. >>
Source : Herzl, "Tagebuch". Vol. III, p. 105.
Doctrine politique, nationaliste, coloniale, telles sont les trois
caractéristiques définissant le sionisme politique tel
que le fit triompher au Congrès de Bâle, en août
1897, Théodore Herzl, son génial et
machiavélique fondateur, qui pouvait dire, avec juste raison
au terme de ce Congrès : << J'ai
fondé l'État juif. >>
Source : "Diaries". p. 224.
Un demi-siècle plus tard c'est en effet cette politique
qu'appliqueront très exactement ses disciples créant,
selon ses méthodes et suivant sa ligne politique,
l'État d'Israël (au lendemain de la Deuxième
guerre mondiale.)
Mais cette entreprise politique, nationaliste et colonialiste,
n'était nullement sur le prolongement de la foi et de la
spiritualité juives.
Au moment même du Congrès de Bâle qui n'avait pu
se tenir à Munich (comme le prévoyait Herzl) en raison
de l'opposition de la communauté juive allemande, se tenait en
Amérique la Conférence de Montréal (1897)
où, sur la proposition du Rabbin Isaac Meyer Wise, la
personnalité juive la plus représentative de
l'Amérique d'alors, fut votée une motion qui opposait
radicalement deux lectures de la Bible, la lecture politique et
tribale du sionisme et la lecture spirituelle et universaliste des
Prophètes.
<< Nous désapprouvons totalement toute
initiative visant à la création d'un État juif.
Des tentatives de ce genre mettent en évidence une conception
erronée de la mission d'Israël... que les
Prophètes juifs furent les premiers à proclamer... Nous
affirmons que l'objectif du judaïsme n'est ni politique, ni
national, mais spirituel... Il vise une époque messianique
où tous les hommes reconnaîtront appartenir à une
seule grande communauté pour l'établissement du Royaume
de Dieu sur la terre. >>
Source : Conférence centrale des Rabbins
américains. Yearbook VII, 1897. p. XII.
Rufus Learsi résume la première réaction des
organisations juives depuis "L'Association des rabbins d'Allemagne",
jusqu'à "l'Alliance Israélite universelle de France",
l'"Israelitische Allianz" d'Autriche, de même que les
Associations juives de Londres.
Cette opposition au sionisme politique, inspirée par
l'attachement à la spiritualité de la foi juive, n'a
cessé de s'exprimer, même lorsqu'à la suite de la
Deuxième guerre mondiale, profitant une fois de plus, à
l'O N U, des rivalités entre nations, et surtout de l'appui
inconditionnel des États-Unis, le sionisme israélien
parvint à s'imposer comme force dominante et, grâce
à ses lobbies, à inverser la tendance et à faire
triompher, même dans l'opinion, la politique
israélo-sioniste de puissance, contre l'admirable tradition
prophétique. Il ne parvint pourtant pas à
étouffer la critique des grands spirituels.
Martin Buber, l'une des plus grandes voix juives de ce siècle,
n'a cessé, pendant toute sa vie, et jusqu'à sa mort en
Israël, de dénoncer la
dégénérescence et même l'inversion du
sionisme religieux en sionisme politique.
Martin Buber déclarait à New York :
<< Le sentiment que j'éprouvais, iI y a soixante
ans, lorsque je suis entré dans le mouvement sioniste, est
essentiellement celui que j''éprouve aujourd'hui...
J'espérais que ce nationalisme ne suivrait pas le chemin des
autres - commençant par une grande espérance - et se
dégradant ensuite jusqu'à devenir un
égoïsme sacré, osant même, comme Mussolini,
se proclamer sacro egoïsmo, comme si
l'égoïsme collectif pouvait être plus sacré
que l'égoïsme individuel. Lorsque nous sommes
retournés en Palestine, la question décisive fut :
Voulez-vous venir ici comme un ami, un frère, un membre de la
communauté des peuples du Proche-Orient, ou comme les
représentants du colonialisme et de
l'impérialisme ?
La contradiction entre le but et les moyens pour l'atteindre a
divisé les sionistes : les uns voulaient recevoir des
Grandes Puissances des privilèges politiques particuliers, les
autres, surtout les jeunes, voulaient seulement qu'on leur permette
de travailler en Palestine avec leurs voisins, pour la Palestine et
pour l'avenir...
Tout ne fut pas toujours parfait dans nos rapports avec les Arabes,
mais il y avait, en général, bon voisinage entre
village juif et village arabe.
Cette phase organique de l'établissement en Palestine dura
jusqu'à l'époque d'Hitler.
C'est Hitler qui a poussé des masses de juifs à venir
en Palestine, et non pas une élite qui venait accomplir leur
vie et préparer l'avenir. Ainsi, à un
développement organique sélectif a
succédé une immigration de masse avec la
nécessité de trouver une force politique pour sa
sécurité... La majorité des juifs a
préféré apprendre d'Hitler que de nous... Hitler
a montré que l'histoire ne suit pas le chemin de l'esprit,
mais celui du pouvoir, et que lorsqu'un peuple est assez fort, il
peut tuer avec impunité... Telle est la situation que nous
avions à combattre... Au "Ihud" nous proposons... que Juifs et
Arabes ne se contentent pas de coexister mais de coopérer...
Cela rendrait possible un développement économique du
Proche-Orient, grâce auquel le Proche-Orient pourrait apporter
une grande, une essentielle contribution à l'avenir de
l'humanité. >>
Source : "Jewish Newsletter" du 2 juin 1958.
S'adressant au XIIe Congrès sioniste à Karlsbad, le 5
septembre 1921, il disait : << Nous parlons de
l'esprit d'Israël, et nous croyons n'être pas semblables
aux autres nations... Mais si l'esprit d'Israël n'est rien de
plus que la synthèse de notre identité nationale, rien
de plus qu'une belle justification de notre égoïsme
collectif... transformé en idole, nous qui avons refusé
d'accepter tout prince autre que le Seigneur de l'univers, alors nous
sommes comme les autres nations, et nous buvons avec elles à
la coupe qui les enivre. La nation n'est pas la valeur
suprême... Les juifs sont plus qu'une nation : les membres
d'une communauté de foi.
<< La religion juive a été
déracinée, et ceci est l'essence de la maladie dont le
symptôme fut la naissance du nationalisme juif au milieu du
XIXe siècle. Cette forme nouvelle du désir de la terre
est l'arrière-fond qui marque ce que le judaïsme national
moderne a emprunté au nationalisme moderne de
l'Occident...
<< Qu'est-ce-que l'idée "d'élection"
d'Israël a à faire en tout cela? "l'élection" ne
désigne pas un sentiment de supériorité, mais un
sens de la destinée. Ce sentiment ne naît pas d'une
comparaison avec les autres, mais d'une vocation et d'une
responsabilité d'accomplir une tâche que les
prophètes n'ont cessé de rappeler : si vous vous
vantez d'être choisis au lieu de vivre dans l'obéissance
à Dieu, c'est une forfaiture . >>
Évoquant cette "crise nationaliste" du sionisme politique qui
est perversion de la spiritualité du judaïsme, il
concluait :
<< Nous espérions sauver le nationalisme juif de
l'erreur de faire d'un peuple une idole. Nous avons
échoué. >>
Source : Martin Buber, "Israel and the world" Ed.
Schocken, New-York, 1948, p. 263.
Le Professeur Judas Magnes, Président de
l'Université hébraïque de Jérusalem depuis
1926, considérait que le "Programme de Biltmore" de
1942, exigeant la création d'un État Juif en Palestine
<< conduirait à la guerre contre les
Arabes. >>.
Source : Norman Bentwich. "For Sion sake" Biographie de Judas
Magnes. Philadelphie : "Jewish Publication society of america".
1954. p. 352.
Prononçant, à la rentrée de 1946, le
discours d'ouverture de cette Université hébraïque
de Jérusalem qu'il présidait depuis 20 ans il
disait :
<< La nouvelle voix juive parle par la bouche des
fusils... Telle est la nouvelle Thora de la terre d'Israël. Le
monde a été enchaîné à la folie de
la force physique. Le ciel nous garde d'enchaîner maintenant le
judaïsme et le peuple d'Israël à cette folie. C'est
un judaïsme païen qui a conquis une grande partie de la
puissante diaspora. Nous avions pensé, au temps du sionisme
romantique, que Sion devait être racheté par la
droiture. Tous les juifs d'Amérique portent la
responsabilité de cette faute, de cette mutation... même
ceux qui ne sont pas d'accord avec les agissements de la direction
païenne, mais qui restent assis, les bras croisés.
L'anesthésie du sens moral conduit à son
atrophie. >>
Source : Ibidem. p. 131.
En Amérique, en effet, depuis la Déclaration de
Biltmore, les dirigeants sionistes avaient désormais le plus
puissant protecteur : les États-Unis. L'Organisation
sioniste mondiale avait balayé l'opposition des juifs
fidèles aux traditions spirituelles des prophètes
d'Israël, et exigé la création, non plus d'un
"foyer national juif en Palestine", selon les termes (sinon
l'esprit) de la Déclaration Balfour de la
précédente guerre, mais la création d'un
État juif de Palestine.
Déjà, en 1938, Albert Einstein avait condamné
cette orientation :
<< Il serait, à mon avis, plus raisonnable
d'arriver à un accord avec les Arabes sur la base d'une vie
commune pacifique que de créer un État juif... La
conscience que j'ai de la nature essentielle du judaïsme se
heurte à l'idée d'un État juif doté de
frontières, d'une armée, et d'un projet de pouvoir
temporel, aussi modeste soit-il. Je crains les dommages internes que
le judaïsme subira en raison du développement, dans nos
rangs, d'un nationalisme étroit... Nous ne sommes plus les
juifs de la période des Macchabées. Redevenir une
nation, dans le sens politique du mot, équivaudrait à
se détourner de la spiritualisation de notre communauté
que nous devons au génie de nos
prophètes. >>
Source : Rabbin Moshé Menuhin : "The decadence of
Judaism in our time." 1969. p. 324.
Les rappels n'ont pas manqué lors de chaque violation, par
Israël, de la loi internationale.
Pour ne citer que deux exemples, où il fut dit à haute
voix ce que des millions de juifs pensent - mais sans pouvoir
le dire publiquement sous l'inquisition intellectuelle des lobbies
israélo-sionistes : en 1960, lors du procès
d'Eichmann à Jérusalem l'"American Council for
judaism" déclarait:
<< Le Conseil américain du Judaïsme a
adressé hier lundi une lettre à M. Christian Herter
pour dénier au gouvernement israélien le droit de
parler au nom de tous les Juifs.
Le Conseil déclare que le Judaïsme est une affaire de
religion et non de nationalité. >>
Source : "Le Monde", du 21 juin 1960.
Le 8 juin 1982, le Professeur Benjamin Cohen, de
l'Université de Tel-Aviv, lors de l'invasion sanglante des
Israéliens au Liban, écrit à P.
Vidal-Naquet :
<< Je vous écris en écoutant le
transistor qui vient d'annoncer que "nous" sommes en train
d'"atteindre notre objectif" au Liban : assurer "la paix" aux
habitants de Galilée. Ces mensonges dignes de Goebbels me
rendent fou. Il est clair que cette guerre sauvage, plus barbare que
toutes les précédentes, n'a rien à voir, ni avec
l'attentat de Londres, ni avec la sécurité de la
Galilée... Des juifs, fils d'Abraham... Des juifs victimes
eux-mêmes de tant de cruautés, peuvent-ils devenir
tellement cruels ?... Le plus grand succès du sionisme
n'est donc que ceci : la "déjudaïsation"... des
juifs.
Faites, chers amis, tout ce qui est en votre pouvoir pour que les
Beghin et les Sharon n'atteignent pas leur double objectif : la
liquidation finale (expression à la mode ici ces jours-ci) des
Palestiniens en tant que peuple et des Israéliens en tant
qu'êtres humains >>.
Source : Lettre publiée dans le "Monde" du 19 juin
1982. p. 9.
<< Le professeur Leibowitz, traite la politique
israélienne au Liban de
judéo-nazie. >>
Source : "Yediot Aharonoth", 2 juillet 1982. p. 6.
Tel est l'enjeu de la lutte entre la foi juive prophétique
et le nationalisme sioniste, fondé, comme tout nationalisme,
sur le refus de l'autre et la sacralisation de soi.
Tout nationalisme a besoin de sacraliser ses
prétentions : après la dislocation de la
chrétienté, les États-nations ont eu chacun la
prétention d'avoir recueilli l'héritage du sacré
et d'avoir reçu l'investiture de Dieu :
La France, est la "Fille aînée de l'Église", par
laquelle s'accomplit l'action de Dieu (Gesta Dei per Francos).
L'Allemagne est "au-dessus de tout" parce que Dieu est avec elle (Got
mit uns). Eva Peron proclame que <<la Mission de l'Argentine
est d'apporter Dieu au monde >>, et, en 1972, le
Premier ministre de l'Afrique du Sud, Vorster, célèbre
par le racisme sauvage de "l'apartheid", vaticine à son tour:
<< N'oublions pas que nous sommes le peuple de Dieu,
investi d'une mission >>... Le nationalisme sioniste
partage cette ivresse de tous les nationalismes.
Même les plus lucides se laissent tenter par cette
"ivresse".
Même un homme comme le Professeur André Neher, dans son
beau livre sur "L'essence du prophétisme" (Ed.
Calmann-Lévy. 1972. p.311.) après avoir si bien
évoqué le sens universel de l'Alliance : alliance
de Dieu avec l'homme, en arrive à écrire qu'Israël
est << le signe, par excellence, de l'histoire divine
dans le monde. Israël est l'axe du monde, il en est le nerf, le
centre, le coeur. >> (p.311)
De tels propos évoquent fâcheusement le "mythe aryen"
dont l'idéologie fonda le pangermanisme et
l'hitlérisme. Dans cette voie l'on est aux antipodes de
l'enseignement des Prophètes et de l'admirable "Je et
Tu" de Martin Buber.
L'exclusivisme interdit le dialogue : l'on ne peut "dialoguer"
ni avec Hitler, ni avec Beghin, puisque leur
supériorité raciale ou leur alliance exclusive avec le
divin ne leur laisse plus rien à attendre de l'autre.
Parce que nous avons conscience qu'à notre époque
il n'existe d'autre alternative que le dialogue ou la guerre, et que
le dialogue exige, comme nous ne cessons de le répéter,
que chacun ait, au départ, conscience de ce qui manque
à sa propre foi, et qu'il a besoin de l'autre pour combler en
soi ce vide qui est la condition de tout dépassement et de
tout désir de plénitude (qui est l'âme de toute
foi vivante.)
Notre anthologie du crime sioniste se situe dans le prolongement des
efforts de ceux des Juifs qui ont tenté de défendre un
judaïsme prophétique contre un sionisme tribal.
Ce qui nourrit l'antisémitisme, ce n'est pas la critique de la
politique d'agression, d'imposture et de sang du sionisme
israélien, c'est le soutien inconditionnel de sa politique qui
ne retient, des grandes traditions du judaïsme, que ce qui
justifierait, par une interprétation littéraliste, leur
politique, et l'élèverait au-dessus de toute loi
internationale en la sacralisant par les mythes d'hier et
d'aujourd'hui.
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